Remâchez des vérités générales qu’aime à entendre le peuple et vous serez applaudie.
On applaudit tous les écrits et toutes les déclarations qui nous confortent dans nos idées, surtout quand c’est dit avec esprit et que ça émane d’une autorité réputée.
On est moins enclins à souligner les traits d’intelligence d’une opinion contraire à la nôtre, quand on ne se bouche pas les oreilles pour ne pas avoir à l’entendre.
On ne fréquente que ceux qui partagent nos opinions, se gardant bien des distances avec ces opposants, hérétiques et dans l’erreur, mais avec le pouvoir de corrompre nos justes opinions.
Socrate, Sénèque, Galilée, Jaurès, ont connu des sorts malheureux parce ce qu’ils ont osé personnifier ce sage qui vous arrête sur votre chemin habituel, et qui à force de dialogue et de questionnement, vous fait réaliser votre entêtement dans l’erreur.
Sa récompense, leurs récompenses ? Exil et emprisonnement, inquisition et assassinat, poison et guillotine.
C’est l’apanage de l’être humain que d’être un farouche traditionnel, se plaisant dans ses habitudes, rejetant avec violence toutes propositions de changement. Les nouvelles idées ne prennent souvent place que lorsque ceux qui défendent les anciennes sont morts.
Et c’est pourtant dans l’opposition et dans la contradiction que la richesse se fait. Alfred Sloan, ancien président de General Motors et l’un des managers les plus réputés du siècle dernier, ne concluait jamais une réunion tant que tous les présents étaient du même avis : il provoquait la discorde, faisait parler les plus timides et se gardait d’exercer son influence. Sloan savait qu’il est très difficile de se déclarer opposant quand on a face à soi une horde impénitente qui poursuit son chemin avec véhémence et forts bruits.
Cherchez l’opposition, puisez dans les avis de vos adversaires, prêtez oreille à ceux qui vous tiennent face, faites parler les timides et évitez la seule compagnie de ceux qui vous composent de beaux vers.
Vous en serez bien plus philo–sophe.




En effet il faut du courage pour s’opposer à une pensée dominante. Mais ce n’est pas parce que l’être humain aime la tradition, mais parc qu’il a de la peine à penser par ses propres moyens. Il préfère souvent se rallier à une autorité, comme par exemple le médecin, les pharmaciens en matière de santé, l’ingénieur, le chimiste, voir le manager. Mais qu’est-ce qui nous garantit que “les autorités” détiennent les vérités?
Dans cette optique le conseil de soumettre des “évidences” à la critique et la créativité des autres est un conseil judicieux.
Surtout que l’homme qui de par son autorité détient des privilèges à tout intérêt a ce que rien ne change…
J’aime avant tout évoluer et progresser.
En effet la manière la plus rapide et enrichissante de mon point de vue est de rencontrer des gens d’un autre avis et de comprendre sur quelles bases il étaie son opinion.
Hélas c’est là qu’est l’os… Peux de personne on une opinion, la majorité n’ont que des sens communs ou des slogans et ne savent effectivement pas pourquoi ils pensent ceci ou pas.
C’est encore plus pénible quand ils scandent sans comprendre dans le même sens que vous.
Dans la vie il faut avoir des idees positives favorisant le developpement intellectuel, moral, psychique des humains. c est dans la differences ou la contradiction que l on evolue. Le defaut d une contradiction ne favorise nul part l emergence.
D’habitude, l’auteur fait plus d’esprit dans ses articles. A mon avis, cet article, bien qu’il soit trés juste et aborde un sujet des plus importants, il n’en reste pas moins “plat” et manque de richersse et surtout de profondeur.…Dommage pourtant le sujet est excellent…Ce que j’ai toujours aimé dans le style de Sami Ben Hassine c’est qu’il vous touche au plus profond de vous-meme, vous oblige à lire en vous-meme, à réfléchir, à vous confronter à votre propre réalité.… Cet article là n’a fait que “chatouiller” ma curiosité… Désolée Sami.. J’espère que vous n’allez pas me compter parmi vos ennemis!
Bien au contraire, merci pour votre retour Fettouma. Disons qu’il s’agit plus d’un article intermédiaire, préparant un autre article plus fourni à venir mais qui nécessite un long travail de recherche. J’ai souhaité entretemps reprendre contact avec vous, mon cher lectorat, en rédigeant ce court article qui part d’une unique idée : comment s’enrichir dans la contradiction.
Encore une fois merci,
Ce qui manque le plus souvent c’est ce courage de dire à un patron, je ne partage pas ton point de vue